Mai 2001

Fonds diffus cosmologique : du nouveau

Les données fournies par les instruments opérant en Antarctique confirmeraient des éléments théoriques sur l'expansion de l'Univers après le Big Bang. Ces instruments ont permis de voir très loin dans l'Univers et de détecter d'infimes variations de la distribution de matière et de la température dans le fonds diffus cosmologique micro-onde (cosmic microwave background). Ce fond diffus est le léger rayonnement qui reste de la chaleur extrême du Big Bang. "Les nouvelles découvertes apportent un puissant soutien à la théorie de l'inflation" déclare John Carlstrom, professeur d'astronomie à l'Université de Chicago. Selon cette théorie, l'Univers, dans sa très prime enfance, a connu un moment d'agrandissement extrême, appelé inflation (à ne pas confondre avec l'expansion). En un instant, l'Univers, qui était infiniment petit, a crû à une rapidité extrême et est devenu infiniment plus grand. Les théoriciens affirmaient que si l'inflation avait bien eu lieu, il serait possible de voir une certaine structure de " taches " dans l'ancienne lumière du cosmos. Les résultats obtenus grâce aux instruments opérant en Antarctique notamment, montrent un jeune Univers avec la structure anticipée par les théoriciens.

Les nouvelles données confirment par ailleurs le fait que nous vivons dans un Univers étrange, déclare Michael Turner, astronome à l'Université de Chicago, dont la matière ordinaire constituerait seulement 5% de la masse. Le reste de l'énergie dans l'Univers serait composé pour partie de matière noire dont la nature est inconnue et, pour environ 60%, d'énergie noire, force qui causerait l'accélération de l'expansion de l'Univers. Les données renforcent en outre l'idée d'un Univers plat.


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