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Un taux de réchauffement de plus de 0.2°C par décennie est inacceptable en termes d’adaptation des écosystèmes de la Terre, selon le Conseil Consultatif Allemand sur le Changement Climatique. Pour ne pas dépasser ce taux, les scientifiques du CICERO (Center for International Climate and Environmental Research, Oslo) ont calculé que les émissions cumulatives sur la période 2010-2030 ne devaient pas excéder approximativement 190 gigatonnes de carbone (GtC).
Cela signifie que les émissions globales doivent culminer autour de 2015 et être réduites de moitié entre le maximum et l’année 2030, déclare Steffen Kallbekken, chercheur du CICERO. Dans un article du Nature Reports Climate Change, Kallbekken et d’autres chercheurs du CICERO argumentent en faveur de la prise en compte d’un nouveau type d’objectif climatique.
S’attacher à un objectif de politique climatique de long terme tel que l’objectif européen de 2 degrés, procure un levier limité pour atténuer le problème sur les prochaines décennies, et donne l’impression de la disponibilité du temps, indique Kallbekken.
Outre un budget cumulatif d’émissions de long terme, les chercheurs avancent la nécessité d’adopter, en tant qu’élément de définition des politiques climatiques, une limite maximale sur le taux de réchauffement. Un objectif de court terme procure un levier plus clair concernant l’atténuation sur un terme proche, limite les taux de réchauffement potentiellement dangereux, et permet d’inclure plus facilement des éléments climatiques puissants et toxiques à courte durée de vie.
Un objectif cumulatif d’émissions de court terme de 190 GtC par exemple pour la période 2010-2030, est une approche utile pour limiter le taux de réchauffement, tout en gardant dans le même temps l’attention sur ce qui se passe sur le long terme : réduire les émissions de CO2. |